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Conçu dès la fin d’ACVA 2007, le projet CRAC (Centre de Recherche et d'Animations Culturelles) répondait à une volonté de
pérennisation de nos projets d’été ACVAs. Il s’agissait de gérer avec notre partenaire M.V.L. un centre annuel proposant aux jeunes de Ouidah des activités culturelles et ludiques lors de leur
temps extrascolaires. C’est lors de cette dernière année scolaire qu’il a véritablement pris son essor et disposé de financements conséquents (8000 €).
Sur place, quatre volontaires français se sont succédés pour gérer l’administration et la comptabilité du centre ainsi que pour représenter l’association auprès du personnel et des partenaires béninois. Malgré les difficultés rencontrées, aucun de ces volontaires ne regrette cette prise de responsabilités, fortement valorisante sur les plans professionnel et personnel.
Outre ces solisudiens français, les ressources humaines du CRAC
étaient composées de professionnels locaux dispensant les ateliers de couture, sculpture, arts plastiques, percussion et informatique. Ces ateliers ont eu plus ou moins de succès mais au total
quelques 70 jeunes en ont profité durant l’année (cf. tableau ci-dessous).
Une équipe de jeunes animateurs béninois (la plupart formés à l’animation par Solisuds lors des ACVAs) secondaient les professionnels ou s’occupaient eux-mêmes d’ateliers, développant ainsi leurs compétences en animation.
Une formation à l’animation a été également dispensée dans ces locaux par les bénévoles français et des membres de M.V.L. dans l’optique de préparer de jeunes béninois à animer le centre ACVA 2009, et plus généralement de développer l’animation au Bénin.
Même si les résultats du CRAC sont dans l’absolu assez satisfaisants pour les jeunes en ayant bénéficié (accès à l’informatique, à des ateliers culturels, professionnalisation de quelques uns…), le CRAC n’a pas été à la hauteur des attentes qu’il avait suscitées, et ce pour plusieurs raisons.
Tout d’abord la faible participation du public visé. Il semble que la jeunesse béninoise n’ait pas assez de temps libre pour le consacrer aux activités « secondaires » que sont les loisirs. Il faut aussi observer que, le programme scolaire étant particulièrement chargé, les jeunes sont avant tout préoccupés par leur scolarité. Ce peu de temps libre ajouté à la faiblesse des représentations collectives dont souffre la notion de loisir au Bénin ont amené les responsables du CRAC à revoir à la baisse leurs espoirs de fréquentation.
Cela dit, que le projet mette une ou deux années a trouver ces marques pour s’adapter à la demande locale est parfaitement naturel, nous aurions pu sans rougir continuer à nous rapprocher du
projet le plus efficace possible d’année en année. Ce qui a vraiment fait obstacle au développement du CRAC sur le long terme, ce sont les profondes mésententes et incompréhensions entre notre
partenaire et l’équipe dirigeante de Solisuds en France comme au Bénin.
En effet on a pu constater très vite un net désintéressement de Casimir AHYI pour le centre, marqué par des absences physiques durables, à peine relayées par des contacts téléphoniques épisodiques. Les volontaires français se succédant sur place se sont vite sentis abandonnés à la tête du CRAC, n’ayant en outre que peu de latitude pour leurs initiatives personnelles du fait des vives colères de M. AHYI chaque fois qu’une décision avait été prise sans son consentement. Mais comment pouvaient-ils faire en son absence ?
Dans un premier temps on veut croire en de simples querelles de personnalités, mais au bout de quatre volontaires différents, il faut se rendre à l’évidence: il est extrêmement difficile de travailler avec M. AHYI en gardant une relative indépendance, ce-dernier n’acceptant que les rapports hiérarchiques avec les volontaires français (et ses confrères béninois).
D’autre part, et plus gravement, la justification de certaines sommes transmises au partenaire pour les besoins du projet s’est avérée déficiente en ce qu’elle mentionnait soit des dépenses non prévues par le projet (financement de scolarités), soit des dépenses non vérifiables et, à ce jour, toujours pas vérifiées (connexion internet, mobilier…) ; nous sommes aujourd’hui persuadés que ces sommes ont été détournées de leur objet principal. Les sommes concernées s’élèvent en tout (sur le CRAC et sur ACVA 09) à 1200 €.
En décembre 2008 nous avons donc décidé, en accord avec M. AHYI, de transmettre les fonds directement aux volontaires français, ce qui certes n’a pas instauré un climat de confiance suffisamment serein pour travailler dans une bonne collaboration ; mais avions-nous le choix ? En tout cas une certaine rigueur budgétaire fut ainsi restaurée.
Le CRAC est donc un gâchis pour beaucoup, cependant il aura tout de même permis à quelques enfants de bénéficier d’ateliers de qualité, à quelques animateurs de se perfectionner en matière d’animation et à l’association Solisuds de mettre au grand jour les profondes failles de son partenariat.
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Indicateurs quantitatifs |
2007/2008 |
2008/2009 |
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Nombre d’enfants bénéficiaires |
40 |
70 |
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Nombre total de bénéficiaires |
45 |
115 |
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Ratio de fréquentation par rapport aux prévisions |
45 % |
57 % |
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Nombre d’encadrants français |
0 |
De 1 à 2 |
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Nombre d’encadrants béninois |
2 |
14 |
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Nombre d’ateliers dispensés aux bénéficiaires |
1 |
8 |
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Nombre de sorties culturelles organisées sur le CRAC |
0 |
3 |
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Nombre de formations personnalisées dispensées sur le CRAC |
0 |
3 |
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Nombre de jeunes formés à l’encadrement d’enfants (formation continue à l’animation) |
0 |
15 |
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Tenue de micro projet (spectacles, journée grands jeux, expo, journal) |
1 |
5 |
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Coût |
3 000 € |
9000 € |
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Nombre de partenaires |
2 |
4 |